Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 01:56
Je te souhaite d'être née maintenant
Ce jour présent, te voir éclore
Je te souhaite d'être née ce moment
Cette seconde
Qui perle sur le rebord du temps

Je te souhaite d'être née à trente ans
Ton existence alors, se renouvelle encore
Je te souhaite d'être née cet instant
Cette seconde
Qui glisse, s'évapore ou s'étend

Je te souhaite de naître librement
Dès à présent, sur le rebord du temps,
D'aspirer maintenant, chaque seconde, chaque instant
Et dès ce moment de vivre éperdument
Par Phalaelis - Publié dans : Phalaelis
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 20:08
On ne devrait jamais revenir dans un lieu que l'on a quitté.
Les années passent plus vite là où l'on ne se trouve pas.
Et lorsque fraiche et jeune, on revient sur nos pas,
Les rides, du passé nous cernent
Alors je me débats
Entre ce que j'étais et qui je ne suis pas.
Par Phalaelis - Publié dans : Tu sais... quand on est tellement triste on aime l - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 21:17
Pardon monsieur, je crois vous avoir marché sur le coeur.
Ah non je ne m'en étais pas aperçue,
c'est sur le mien je suis foutue!
C'est bien ma veine, me voilà les pieds au coeur et les voici tout emmêlés. Pourriez vous, s'il vous plait, me tirer de ce mauvais pas?
Mais je ne sais pas moi, si vous croyez qu'il est aisé de s'en débarasser !
Autant serait il possible de lier amitié dans une position plus confortable? Voyez vous la tête en bas, je ne vous voie pas!
Pardon monsieur, je ne plane pas, j'ai toujours fonctionné comme ça : qu'à cela ne tienne, rejoignez moi.
Etourdie dites vous? c'est que le coeur monte au cerveau, il fait des bulles et voyez vous, je globule de trop de mots.
Maladroite je vous l'accorde, marcher à l'envers n'a jamais délié la langue.
A vrai dire, vous n'êtes pas vraiment stable, vous non plus.
JE DIS : vlou nêtles plas stable, vlou nol PLOUF !
Pardon monsieur, je crois vous avoir fait tomber dans ma bulle.


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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 20:52
Il tend la main vers l'interminable, s'éclaire d'ombre et de soie.
Comme une danse sur le reflet de son être et de son paraître, il ne saisit pas.
Ne saisit pas le sens, du temps, de comment cela sera.
Il s'imagine que tout est autour de lui et que le centre est créé par lui
Il ne saisit pas.
Ne saisit pas le sens qui forment un tout.
S'il faut s'aimer pour être aimé, il ne saisit pas
Qu'il faut aimer, apprendre à pardonner et comprendre
Lire et ressentir chaque essence, écouter, savourer ce que verse l'âme.
Hors de soi il y a tout, sans posséder, accueille
Lorsqu'il n'y aura plus de centre autour duquel tourner, plus de nombril sur lequel se concentrer
Alors peut être que l'intérêt sera autre, commun,
Et que plus aucun ne sera laissé de côté
Pour la seule raison de ne pas avoir d'originalité.
Par Phalaelis
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 10:31
Ce matin, encore toute ébouriffée, devant sa boulangère sourire, elle croque de ses yeux miam l'étale de petits pains, croissants, sucre fondant et chaud.
Parce qu'un de ses bonheurs, de petits riens qui font des touts, c'est au sortir de sous sa couette, mettre un dessin animé, et de le déguster en compagnie de monsieur croissant et monsieur thé.
A cet instant, toute petite, ses yeux s'éclairent de malice, elle rit et un sourire se glisse sur sa matinée.
Par Phalaelis
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /2008 20:38
Phalaelis attend la cicatrice. Le fil et l'aiguille pour clore à vif.
Les larmes salées cautériseront la plaie. Ne pansez pas sa blessure avec des mots usés ; à l'air libre laisser l'avenir embaumer. Phalaelis et l'eau bénite pour que fuit les années.
Le sablier à décompter.
Elle aurait aimé hiberner
Mais
A la nuit, rien ne s'oppose
Elle décompose les points à suturer.

.................................................

Phalaelis n'aime pas le mot Amour, il est trop lourd à porter. Il empêche de vivre, il fait suffoquer. Il contrôle l'air à respirer, le coupe lorsqu'elle essaie de s'échapper.
Phalaelis n'aime pas le mot Amour, lourd de sens, sans aucun sens.
Il emplit l'être, le bourre, se fait oublier puis se rappelle
...en pitié...





écrit le 04/04/07

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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 20:25
Tomber, se relever, retomber, des bleus dans les yeux, la mer inondée.
Tomber sur la terre, creuser un cimetière de perles salées. Dans une urne enfermée, que la vapeur soit dissipée pour marquer sur la buée, l'ombre des nuages éparpillés.

Elle racontait des papillons, des éphémères sur l'horizon comprimaient le poison.
Engourdissant ses illusions, ses poudres de rêves, de compassion.
Elle s'amusait à compter les pas des passants, quand ils passaient devant elle assise sur un banc. Sur une portée, elle composait une chanson, chorégraphiait les images en fiction. Elle souriait pour une note qui fleurissait sur un balcon, imaginait son échappée en tourbillon - son échappée en tourbillon.

Tirée de sa trêve avec les dessins en surface, elle plongeait à nouveau emmenant les espions qui rêvaient d'évasion. La pluie efface les dessins à la craie, crée des flaques aux reflets du ciel. Elle s'extasiait de voir le ciel pleurer et cette terre le recueillir avec avidité - l'expression se révèle, se nourrir de la peine qu'on a provoquée, c'est la terre et le ciel qui l'ont inventée.
Elle buvait le soleil pour que les rayons entrent dans ses yeux et qu'elle en donne un peu à ceux qui semblaient être malheureux. Elle défiait les croyances qui font que chacun pense que l'astre du jour tue à vue...à sa vue, une étoile si belle qu'on ose plus regarder, se sent bien seule au ciel durant l'éternité. S'il faut juste qu'on l'aime pour qu'elle puisse briller, elle se faisait un point d'humanité à se le rappeler.

Elle trouvait qu'écouter était mieux que s'entendre, que les paroles des autres valaient bien ses silences. Et si elle se taisait, c'était pour mieux comprendre, pour soulager le coeur des âmes trop pensantes.
Le mal qu'il y a à vouloir vivre comme ça ? C'est le mal auquel on se soumet par volontariat.





écrit le 13/04/2007

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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 20:00
Ne sait plus comment écrire, ne joue plus que par soupir
Ne marche ni ne respire
Qu'à contretemps, trois pas en arrière et rien en avant
A contretemps, la berge s'efface, reste le courant

N'ose plus rien souffrir, ne peut plus ressentir
Ne dort ni ne rêve pire
Qu'à contretemps, trois pas en arrière et tout passe devant
A contretemps, la rive submerge, s'échappe le courant

N'entends plus, ne voit plus,
Ne s'écoute plus, ne se regarde plus,
Qu'à contretemps sitôt que s'attache à travers la glace
Le courant

Ne s'aime plus et ne s'est jamais aimé
Ne l'aime plus et ne l'a jamais aimé
N'aspire plus, n'inspire plus
Qu'à contretemps
Pour faire perler le saule et seul
Dans le courant
A contretemps
Pour faire croire au rejet
Qu'il n'a pas d'effet, ricochet
Dans le courant





écrit le 15/05/2007

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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 19:41
Elle ne parvient pas
A travers la vitre son regard se traîne sur les trottoirs
Ville qui se perd dans le cul de sac de son couloir
Elle qui se perd dans le cul de sac de son cauchemar

Elle ne parvient pas
Le frein à main brisé, il est trop tard
La citadelle illuminé d'éphémère noire
Les néons s'en sont allés, défilés d'ostensoirs

Elle ne parvient pas
Délivrez là du mal de maître dérisoire
Les cellules demandent le mouroir

Elle ne parvient pas
Et elle crève de ne pas pouvoir
A bouffer l'esclavage de son haleine putride
A rendre par les tripes les restes d'un liquide
Amniotique

Elle ne parvient pas
Ouvre l'antre de ses entrailles et crache la semence
Essarte l'intestin putréfié, décime les herbes rances

Deus créa
Achève en sept jours les dégâts
Deus créa
Achève en sept jours les égards
Ment, songe à ta divinité

A trop écrire, on s'imagine
Et les images polluent



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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 19:50
Tu vas te l'enfoncer dans le crâne ? Te le mettre en intraveineuse? Le boire, le manger, le respirer à chaque bouffée. Tu vas te le passer en fond sonore en mode repeat, repeat encore; l'écrire, le lire, le recopier.
Tu vas te l'enfoncer dans le crâne ? Te le bourrer en sédatif, te mettre des coups pour que ça rentre. Tu vas le rêver, l'imaginer, debout, assis ou bien couché. une insomnie de ta pensée

Jusqu'à ce que cela circule.
Jusqu'à ce que cela pourisse, jusqu'à ce que cela s'oxyde
Jusqu'à te percer l'enclume, jusqu'à t'arracher les ongles, te crever les yeux
Jusqu'à ce que cela succombe, jusqu'à ce que cela se vautre en chaos dans les cordes et s'étrangle dans ta voix.
Jusqu'à se réveiller en sursaut hors d'haleine, à sentir la percée de l'aiguille traverser, embrocher tes idées, tes films colorés comme si c'était vrai...

ça l'est





écrit le 10/06/07
Par Phalaelis - Publié dans : Tu sais... quand on est tellement triste on aime l
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